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Le taux de natalité, qui était de 39,5 pour mille en 1900, n’est plus que de 24 pour mille en 1964. Le phénomène n’est pas sans inquiéter, des deux côtés de la Chambre. Une partie de la solution réside dans l’immigration, une responsabilité partagée entre Ottawa et les provinces en vertu de l’article 95 de la Constitution, mais dont le Québec ne s’est jamais prévalu. Le 3 février 1965, le député unioniste Gabriel Loubier dépose une motion proposant la création « d’un service ou d’un ministère de l’Immigration ». La motion reçoit l'appui du gouvernement libéral, si bien que le Service d’immigration du Québec est bientôt rattaché au Département du Canada français outre-frontières du ministère des Affaires culturelles. Il doit établir les besoins du Québec en matière d’immigration et élaborer des politiques liées à ces besoins. Ce service devient une direction générale dès l’année suivante. Le 20 février 1968, après une entente intervenue avec le gouvernement fédéral, le gouvernement unioniste peut annoncer, dans son discours du Trône, la création prochaine d’un ministère de l’Immigration. La Loi sur la création du ministère de l’Immigration, sanctionnée le 5 novembre, permet au Québec de favoriser l'arrivée d'étrangers provenant de pays francophones. Le nouveau ministère ouvre deux bureaux, en France et en Italie, et offre des services d'accueil, d'assistance sociale et de placement. Il met en place sept centres d'orientation et de formation des immigrants (COFI) qui offrent des cours de français. |